
Pasquale D’Agostino est un papa privilégié. L’engagement de Dany et d’Adriano, ses deux garçons, dans le football ne lui pose aucun souci d’horaire ou de lieu pour les voir jouer. Il les a accompagnés comme entraîneur durant la majeure partie de leur parcours.
Leur histoire commune avait commencé au sein du mouvement jeunesse du FC Vétroz. « Je n’avais pas la volonté de les suivre absolument au fur et à mesure de leur évolution. J’ai toujours dit au club que je laisserais la place si une meilleure option existait. Mais il n’était pas question pour moi de reprendre une autre équipe et de ne pas les voir jouer. »
Les débuts sont difficiles. « J’ai été très dur avec eux. Ma femme me l’avait fait remarquer. Je n’engueulais que mes enfants. J’ai appris à gérer différemment cette relation. » « Les critiques de papa nous avaient mis une pression supplémentaire. Elles nous contraignaient à faire encore plus que les autres », se souvient Dany.
Sans se décourager, les deux étudiants à l’Université de Lausanne sont même devenus des pendulaires du foot, avec deux allers et retours hebdomadaires pour les entraînements. « C’est cool de tourner la tête et de voir son papa au bord du terrain. En plus, il est présent à tous les matchs », apprécie Adriano.
Les jumeaux ont été confrontés à la critique d’être les fils de l’entraîneur. « Elle est lancée pour rigoler, mais cela cache souvent une pointe de vérité. Je ne l’ai jamais mal vécu », confie Adriano. Les footeux évitent l’invasion du ballon rond à la maison. La maman estime que les cris et les tricheries gâchent le foot. Elle vient voir jouer ses enfants. « Notre troisième place au classement fair-play la saison dernière lui a fait très plaisir. »
Portrait club - famille D’Agostino.
